S'accepter tel qu'on est

S’accepter tel qu’on est : je ne fais pas un 36 et alors ?!

Le soleil commence vraiment à taper très fort et comme tous les étés arrivent les mêmes rengaines. Entre les apéros entre amis, les journées à la plage et les moments de farniente, impossible de passer devant les pubs de cure minceur, les Une de magazines pour ventres plats, … Tu regardes les photos de mannequins et tu compares ton petit bidou rebondi. S’accepter tel qu’on est c’est pas toujours facile. Fais comme moi, arrêtes de te prendre la tête et avance ! 

S’accepter tel qu’on est : l’Enfance, la différence et les mots durs

Alors je pense que pour commencer je dois remonter à environ trente ans de cela. S’accepter tel qu’on est n’arrive pas du jour au lendemain et cela peut être parfois un travail de longue haleine pour certains ou certaines.

Quand je suis née, on ne peut pas dire que j’étais une crevette. Je suis arrivée au monde en pesant déjà 3 kilos et des brouettes (des bonnes brouettes hein !). Je mangeais bien, très bien même et j’étais un bon bébé bien potelé. Bibendum Chamallow, c’était moi. On dit toujours que lorsque les enfants commencent à marcher, ils s’affinent. Mes cuisseaux ont dû oublier cette règle.

Le collège : période terrible

Ensuite, j’ai commencé à aller à l’école et ce ne fut pas toujours très facile. Je n’étais pas très sportive (voir pas du tout !), j’adorais lire et étudier, et pendant que les filles au collège commençaient à dragouiller les garçons, je passais mon temps à la bibliothèque.

C’est à ce moment là que j’ai commencé à entendre des mots un peu dur. Je n’étais pourtant pas en surpoids (et même si je l’étais, on s’en fout hein), j’avais et j’ai toujours eu des bonnes cuisses, des fesses et un peu de ventre. Mais voilà tu ne te maquilles pas, tu n’es pas filiforme et c’est à ce moment là que tu entends le mot « grosse » sortir. Bam ! Même si tu sais toi même que ce n’est pas vrai, ce mot fait mal et il a tendance à faire baisser ton estime de soi. Et plus tu l’entends, plus tu y crois. Ça peut même venir de ton entourage qui te taquine pas méchamment avec ton « gros cul ». Sauf que ce mot là, toi tu l’imprimes et ça devient vite l’image que tu as de toi.

Avoir les pétoches d’aller à la gym parce qu’on est « grosse »

S’accepter tel qu’on est : les complexes, les régimes et tout le tralala

 

Une fois que tu penses que tu es un gros caca difforme, tu arrives vite sur la pente descendante. Tu perds de la confiance en toi et le risque est grand : tout peut empirer. Tu n’aimes pas tes fesses, puis un jour ce sont tes cuisses, et puis cette fille là est tellement bien foutue, la chance. Arrive le moment de la comparaison dans les magasins lorsque tu fais du shopping avec ta pote qui sait se vêtir d’un rien et qui correspond au standard.  Et encore, moi j’ai de la chance, je suis trop gourmande pour succomber à la mode des régimes. Ces régimes dangereux qui te font perdre 10 kilos et qui t’en font reprendre 15 !

Plus le temps passe et moins tes robes sont courtes, plus les cols roulés envahissent ta garde robe. Personnellement, passé les quinze ans, je ne me rappelle pas porter des robes plus courtes que les genoux. Le truc dingue c’est que j’arrivais même à faire des réflexions à ma mère sur la taille de ses robes ! En subissant du Body Shaming, j’avais moi aussi tendance à regarder les autres avec un œil critique, voir très jaloux. C’est un peu le serpent qui se mord la queue.

S'accepter tel qu'on est

Ça serait dommage de passer à coté à cause d’un régime

S’accepter tel qu’on est : regarder, aimer et s’en battre les steaks

Alors après des années à complexer sur mon gros cul et mes bonnes cuisses, j’ai envie de dire que j’en ai plus rien à faire. Nada, rien à cirer, rien à secouer, rien à battre : Rien !

Alors tu vas me dire « Comment tu as fait ? » Je pense que tout est venu avec le temps et que pas mal de facteurs rentrent en compte.

S’accepter tel qu’on est : on est pas des clones et c’est tant mieux

Avant toute chose, on arrête les comparaisons parce qu’on est tous différents et c’est tant mieux. J’imagine un monde remplis que de « moi » : je pense qu’on s’auto-détruirais. Il y en a qui sont grands, d’autres petits, d’autres fins et d’autres un peu plus costauds. C’est comme ça, c’est la vie. J’ai toujours eu des fesses et des bonnes cuisses et cela ne changera jamais. C’est physiologique et je ne pourrais rien y faire alors autant apprendre à les aimer. Je fais du 40, je ne ferais jamais un 36 et même si mon IMC ( indice de masse caca corporel ) est légèrement au dessus et bien tant pis.

La vie est trop courte pour se priver d’un verre de vin ou d’un bon burger ! Bien sur il m’arrive parfois de ralentir un peu la junk food ou autre quand j’ai fait trop d’abus, mais ne comptes pas sur moi pour manger des Choux de Bruxelles à tous les repas. J’essaye de manger le plus sainement possible sans me priver.

Ils te trouvent beau/belle : profites en !

Je pense que ce qui aide beaucoup, c’est l’entourage. Il y aura toujours quelqu’un qui te trouvera beau ou belle. Tes amis seront toujours là pour te le dire et même si tu n’y crois pas toujours, saches que cela est souvent très sincère. J’ai souvent reçu des compliments pour mes cheveux, mes mains ou mes yeux. Je sais que ce sont une partie de mes atouts et je les ai souvent mis en valeur pour me sentir belle.

Le conjoint est aussi un bon allié. Malgré ta sale tronche du matin, ton gros bouton qui a poussé sur ton visage la nuit, il est toujours là. C’est que tu ne dois pas être si mal que ça au final, non ? Mon petit ventre : on en rigole. Mon bonnes cuisses : il les aime comme ça. 

S'accepter tel qu'on est

Casser la gueule aux préjugés

S’accepter tel qu’on est : va à l’essentiel

Avec le temps, je pense aussi que j’ai cessé d’écouter ce que les gens pensent de moi. Je sais ce que je vaux, ce que je suis. Sois tu me suis , soit tu t’en vas : j’ai tant de choses à faire que je n’ai plus le temps de me prendre la tête avec tout ça. Je vais à l’essentiel : le bonheur. Le bonheur d’être en vacance et de se baigner en maillot, le bonheur de se balader en mode plouc le dimanche, l’apéro entre copines sans prise de tête.

C’est simple : soit tu prends le package soit tu passes ton chemin car il est hors de question que je change pour faire plaisir aux normes, pour ressembler à des nanas Photoshopés ou pour tomber dans les pommes à cause du manque de sucre. Bon, il y a toujours des jours où tu ne te sens pas belle : tu as une sale tête, des cernes, du gras. En général ça ne dure jamais vraiment très longtemps !

Je pense que s’accepter tel qu’on est c’est tout d’abord lâcher prise. Je ne suit pas les modes, ni les régimes miracles ou les astuces ventre plat des magazines. Tout ça, je m’en fous littéralement car je n’ai pas de temps à gâcher avec. L’année dernière, j’ai acheté mon tout premier short et j’étais fière malgré mes bons cuisseaux et ma cellulite ! Hors de question que je crève de chaud cet été ! Il y a toujours des choses que je ne porterais pas mais ce sera parce que je n’aime pas ce genre de vêtements et pas parce que je ne « dois » pas le porter car ça ferait moche. Va à l’essentiel, tu n’as qu’une vie alors profites en pour être heureuse !

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