Gion

Voyage à Kyoto : Gion et Chemin de la Philosophie

Nous voici ensemble pour notre deuxième journée à Kyoto. La première fut déjà bien chargée et celle-ci va être du même acabit ! On va marcher, marcher et marcher (encore et toujours) pour découvrir chaque recoins de la ville. Cette fois ci, nous allons découvrir le quartier Gion, des temples en veux tu en voilà, et le Chemin de la Philosophie. Et bonne nouvelle, les cerisiers seront enfin de la partie.

Gion, le quartier des Geishas

Nous nous levons après une courte nuit de sommeil. Comme tu as pu le lire dans le post précédent, notre Air Bnb n’est pas un lieu calme et tranquille. Au moins, on ne se lève pas trop tard ce qui nous permet de profiter de la ville. Nous prenons nos petites jambes bien courbaturées et nous allons direction Gion.

Gion, c’est le quartier des maisons des Maiko et des Geishas. Ce quartier historique de la ville se trouve en partie de l’autre coté de la rivière Kamo. Je dis en partie car on considère que Pontocho en fait aussi parti. On y voit de nombreuses Machiya, les maisons dans le style traditionnel japonais. Ceux qui ont de la chance pourront apercevoir des geishas mais nous, nous n’avons vu que des touristes chinois en yukata et kimono. 

Pour une ballade des plus bucolique, je te conseille les rues Shinbashi Dori et Shirakawa-minami Dori qui mènent au pont Gion Tatsumi. Les cerisiers étaient en fleur et malgré les nombreux touristes, c’était hyper reposant. On a vu énormément de couples chinois se faire prendre en photo pour leur mariage. 

Nous avons ensuite continué de marcher dans le sud de Gion pour atteindre Shijo Dori, une grande rue commerçante qui mène au temple Yasaka-Jinja. On en a profité pour faire une petite pause gourmandise : une glace au thé matcha avec un morceau de gâteau roulé. Un délice ! 

Gion

Gion

Gion

Gion

Gion

Gion

Gion

Yasaka-Jinja : peut-être notre meilleur moment à Kyoto

Au Sud est de Gion se trouve Yasaka Jinja. D’ailleurs on l’appelle aussi le sanctuaire de Gion. Ce sanctuaire est dédié au Kami Susa-no-o, le dieu de la mer. Ce qui étonne, c’est la couleur rouge vermillon qui pète aux yeux. C’est sur que cette porte là, tu ne peux pas la louper. A l’intérieur de l’enceinte se déroule encore un matsuri, surement pour fêter la période des cerisiers en fleur. 

Ce qu’on a adoré ici, c’est que le temple donne ensuite sur un parc, celui de Maruyama. C’était juste génial. Le soleil tapait fort. Il faisait beau et on oubliait les journées de pluie à Tokyo. Les arbres étaient en fleur, entourant les petits étangs. De nombreux japonais faisaient o-hanami : ils pique-niquaient sous les cerisiers avec bières et bentos. Nous en avons nous aussi profité pour se poser et prendre un truc à boire.

Ce qui est hallucinant au Japon, c’est l’absence d’insécurité. Un jeune couple nippon a laissé leurs affaires (manteaux, sac, etc…) à deux tables de nous. Ils sont revenus une bonne demi heure plus tard et tout était là. Jamais nous ne nous sommes fait agressés et jamais nous n’avons vu de vandalisme et de violence. Être au Japon, c’est tellement reposant…

Gion

Gion

Gion

Gion

Gion

Gion

Nous n’irons pas au Kiyomizu-dera

C’est pourtant l’un des endroits, avec Gion, les plus connus de la ville. Et pourtant ce sera sans nous. Premièrement vu l’heure, on se doute que la magie du lieu aura disparu avec les tonnes et les tonnes de touristes qu’il doit y avoir. De plus, le temple était en rénovation et mon frère a été déçu de payer 300Y pour voir des échafaudages en bois. Tant pis ! La malédiction des monuments en restauration continue de s’abattre sur nous mais nous restons motivés !

En attendant nous faisons une halte au sanctuaire Shinto Yasui Konpiragu. Il y avait énormément de monde et nous avons été intrigués par une énorme pierre avec un trou dedans. Les gens passaient à l’intérieur de cette pierre couverte de petits papiers et l’on se demandait pourquoi. Je l’ai découvert bien après en t’écrivant cet article. Ce temple est dédié à l’empereur Sutoku qui a du se séparer de son épouse, Awa ne Naishi. Ce lieu est donc connu pour rompre ou créer des liens entre les gens. Il parait aussi qu’on peut se séparer de ses addictions comme l’alcool ou la cigarette, mais aussi de la maladie. 

Pour cela, il faut acheter un katashiro, le petit bout de papier sur lequel on va écrire notre prière. Ensuite suivant le souhait, on entre dans le trou d’en avant en arrière pour défaire quelque chose ou d’arrière en avant pour en créer. Puis on colle son petit bout de papier. Je suis bien contente de ne pas avoir fait ce rituel sans en connaitre le sens. On ne sait jamais ce que j’aurais pu provoquer !

Gion

Gion

Une Halte au Chion-in

Après Gion et Yasaka-jinja, nous remontons vers le nord pour atteindre le Chemin de la Philosophie et le Pavillon d’Argent. Nous marchions lorsque tout à coup, une énorme porte en bois se dresse sur notre droite. C’est l’entrée du Chion-in. Cet énorme temple est classé au Mondial de l’Unesco et nous aurions adoré le voir si… il n’était pas en rénovation jusqu’en 2019. Mais nous avons pu au moins admirer Sanmon, cette porte en bois colossale qui date de 1619, ainsi que le jardin.

Gion

Gion

Gion

Chemin de la Philosophie et Pavillon d’Argent

Philosophie et eau paisible

Nous sommes ensuite remontés bien au Nord, toujours à pied, pour atteindre le chemin de la Philosophie. Nous sommes passés devant le temple Heian, une reproduction du palais d’origine de 794, en plus petit. Et nous avons marché, marché… Il était trop tard pour prendre un bus, on y était presque mais j’avoue que cela nous a cassé les pattes.

Nous sommes arrivés sur le Chemin de la Philosophie vers 15h et il y a avait un peu de monde, sans plus. Cela nous a procuré beaucoup de bien car au bout d’un moment, la foule, ça saoule ! On s’est donc baladés au fil de l’eau, le long des cerisiers, en regardant les pétales tomber et flotter, emportées par le courant… C’est poétique, hein ? Pour ce qui est de philosopher par contre, ça n’a pas été bien loin.

Nous nous sommes arrêtés aux temples Kinmo-in et Honen-in même si Monsieur A. commence à faire une grosse overdose. Ces temples sont comme perdus dans la foret, avec ces pierres couvertes de mousses, ses grands érables et le bruit du vent dans les feuilles.

Gion

Gion

Gion

Gion

Gion

Gion

Gion

Ginkaku-ji ou Pavillon d’Argent

Nous arrivons enfin à la dernière étape de la journée : le Ginkaku-ji ou Pavillon d’Argent. Vu que le Kinkaju-ji est vraiment en or, le Ginkaku-ji devrait être couvert d’argent. Bah non, pas cette fois. Enfin, dans les projets, c’était prévu. Mais les guerres, les diverses dépenses et tout le tralala, il n’y avait plus d’argent à mettre sur les murs. Là encore il y a énormément de monde et surtout beaucoup de français. Je tiens à féliciter cette prof qui a tenté d’intéresser cette classe de lycéens. Bon courage à toi, la tache a du être rude ! 

Avant toute chose, on a grignoté un petit truc: des choux fourrés à la crème de sakura ! Une tuerie ! C’est chez Matsubaya et il y en a aussi à la vanille ou au thé vert. 

Le pavillon d’Argent est entouré de jardins de pierres zen, d’étangs et d’arbres. On peut aussi monter sur le flanc de la colline pour avoir une vue sur Kyoto et le Pavillon.

Nous sommes ensuite redescendus à pied (encore une fois) même si on aurait voulu prendre le bus, mais ceux-ci étaient bondés. 

Nous nous sommes arrêtés dans la rue Shijo Dori et nous avons mangé des soba chez Yagura Honten. Les tempura nous faisaient de l’œil et on n’a pas pu y résister ! Vu comme on a bien marché, ce bon gros repas nous a fait un bien fou.

Gion

Gion

Gion

Gion

Gion

Gion

Et nous nous sommes ensuite écroulés sur notre futon. Le lendemain, pas de grasse matinée ! Nous prenons le train direction Nara, le royaume des daims et la ville d’Osaka et son quartier Dotonbori.

Rendez-vous sur Hellocoton !

3 Comments

Dis moi ce que tu en penses juste ici :D

Loading Facebook Comments ...
%d blogueurs aiment cette page :