Fushimi Inari

Voyage à Kyoto : Fushimi Inari et Arashiyama

C’est notre dernière journée à Kyoto… En vrai il nous restera une matinée mais avec la valise à faire nous aurons juste le temps de faire une dernière balade. Pour cette ultime journée donc, nous allons aller dans deux endroits bien différents à Kyoto : Fushimi Inari et Arashiyama. Ce sont deux incontournables et ces deux destinations promettent de belles balades pour les grands comme pour les petits.

Fushimi Inari : Les Torii par milliers

Pour aller à Fushimi Inari rien de plus simple. Il faut prendre le train qui va à Nara, mais attention de ne pas prendre le direct. C’est le premier arrêt si mes souvenirs sont bons et on y arrive en quelques minutes. Sinon, tu peux y aller à pied mais ça fait une sacrée trotte et il vaut mieux que tu gardes des forces si tu souhaites faire l’ascension. Le site de Fushimi Inari se trouve juste devant la gare.

Fushimi Inari-taisha est un sanctuaire shinto. Il fut fondé en 711 et il est dédié aux divinités de l’agriculture et surtout au Kami Inari. Il est très souvent symbolisé par un renard ( Kitsune ) et tu en verras des tonnes à Fushimi-Inari. 

Ce qui est extrêmement impressionnant, ce sont les les 10 000 torii qui se trouvent sur le chemin sur pratiquement 5km à flanc de montagne. C’est très joli mais peu poétique quand on en connait l’histoire. Dans la tradition shinto, les torii marquent la limite entre l’espace sacré et le monde profane des humains. Là, ce sont pour la plupart des torii financés par des chefs d’entreprise pour attirer la bonne fortune sur leurs affaires. Les noms de ces personnes sont inscrits sur les montants de chaque torii.

Des touristes, des touristes mais pas jusqu’au bout

Malgré le fait qu’on soit arrivé de bonne heure, le lieu est déjà bondé de touristes. Je pense déjà à mes jolies photos que je ne pourrais pas faire car il y aura tout le temps quelqu’un dans le champ. Après une balade autour du premier grand sanctuaire, nous avons commencé l’ascension de la montagne en passant sous un double tunnel de torii. Et je peux te dire qu’on marche au ralenti tellement il y a de monde et tellement ce monde prend des photos et des selfies sans prendre en compte toutes les personnes qui les entourent. 

On arrive à une sorte de petite clairière où se trouve les pavillons des vœux et des prières. J’y ai d’ailleurs acheté un ema, une plaquette où tu écris un vœux, en forme de tête de renard. Là, une partie des touristes rebroussent chemin, les courageux continuent. 

Fushimi Inari

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Fushimi Inari

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Ça grimpe dur à Fushimi Inari

On commence la véritable ascension de la montagne, plus nous montons et moins nous sommes nombreux sur le chemin et cette petite randonnée prend des airs de pèlerinage. On arrive à un certain palier où nous avons une vue sur toute la ville de Kyoto. Une petite boutique propose de quoi grignoter ou boire et même des souvenirs. Mais ceux-ci sont un peu (très) chers donc passe ton chemin.

Là on s’est dit, si toute la montée est comme ça, c’est easy, fastoche, les doigts dans le nez. Bah en fait non, j’avoue que parfois c’était un peu pentu ! Alors on faisait des petites pauses dès qu’on voyait des petits temples ou des cimetières le long des chemins. Tu peux tenter le « hors piste », moi-même j’ai été tentée mais le panneau nous expliquant qu’on aurait aperçu des sangliers il n’y a pas trop longtemps dans le coin m’a un peu refroidie ! Mon frère l’a fait et il est tombé sur des lieux magiques (une cascade d’ailleurs) mais je suis une grosse trouillarde.

Après une bonne grosse heure de marche, nous arrivons au sommet et nous voyons … un temple. Mais un petit mini sanctuaire, pas de quoi casser trois pattes à un canard. Mais la satisfaction d’être arrivés en haut (alors qu’on n’est pas sportifs pour un sous) nous comble de joie.

Tout le long de la descente, on retrouve toujours les torii de couleur vermillon. En bas, un moine peut te laisser une inscription à l’encre sur ton carnet de voyage, preuve de ton pèlerinage. Moi j’ai le mien sur une feuille volante, en mode trop fière ! 

Nous avons ensuite fait une petite balade dans les commerces en bas de Fushimi Inari pour voir si on ne pouvait pas grignoter un petit truc avant de reprendre le train direction Arashiyama malgré le temps menaçant. On se croirait presque en Normandie d’un coup !

Fushimi Inari

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Fushimi Inari

Arashiyama et la montagne au singe

Après Fushimi Inari, direction le quartier d’Arashiyama qui se trouve à l’ouest de Kyoto. C’est un lieu de promenade idéal depuis des siècles et nombre de touristes viennent autour du pont en bois de Togetsukyo. Tu y trouveras un grand nombre de boutiques et de restaurants, de quoi faire des emplettes. 

Nous avons adoré cette balade malgré, encore une fois, la masse de touristes car presque tous les cerisiers étaient en fleur. Du Pont Togetsukyo, on pouvait admirer les flancs des montagnes bariolés de rose, de vert et de blanc. 

Fushimi Inari

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La montagne Iwatayama et le parc au singe

Après le pont, sur ta droite se trouve l’entrée pour accéder au sommet de la montagne Iwatayama. C’est ici que se trouve un parc à macaques. Le tarif est tout à fait abordable, à peine 5€. Le flyer qu’on nous donne fait juste trop envie. Deux bébés singe y sont en photo avec une liste de consignes à respecter. Comme dirait Monsieur A., les macaques c’est pire que les Gremlins. 

  • Ne pas regarder les singes dans les yeux
  • Rester alerte quand on prend des photos
  • Ne pas toucher les singes
  • Ne pas les nourrir en dehors de la zone dédiée
  • Et surtout, ( écrit en rouge ) garder au moins trois mètres de distance avec les singes.

Voilà voilà… C’est si dangereux que ça les macaques ? Et bien en tout cas quand ils se hurlent les uns sur les autres, je peux te dire que tu n’aimes pas être à coté. Alors, on monte la montagne et on est claqués. Quelle idée de monter deux petites montagnes en une journée !

A lire : une balade à Osaka

Une fois arrivés en haut, les macaques sont là, tout gris avec leurs faces rouges ou roses. Les bébés sont juste à croquer, on avait presque envie ( j’ai bien dit presque) d’en ramener un à la maison. En haut de la montage se trouve une vue spectaculaire sur la ville de Kyoto et une sorte de maisonnette en bois. 

C’est dans cette maisonnette qu’on peut nourrir les singes. Ils sont tellement voraces qu’on doit les nourrir à travers le grillage pour éviter qu’ils prennent l’habitude de sauter sur les gens à l’extérieur. Ce sont des gros morfales ! Nous avons acheté des sachets de cacahuètes et dès qu’on s’approche du grillage, ils tendent directement la main. A peine la cacahuète dans la bouche, qu’ils en redemandent. Des gros gourmands ! 

Fushimi Inari

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Les temples et la forêt de bambou

Il y a de nombreux temples à Arashyama mais nous en avons déjà vu une bonne vingtaine et il ne nous reste plus beaucoup de sous. Nous sommes donc allés faire un tour du coté de la forêt de bambou. On la traverse seulement sur 500 mètres mais cela reste magique et l’ambiance est inimitable surtout quand le vent souffle entre les bambous. On a l’impression d’être comme des fourmis entre les énormes brins d’herbes. La nuit commence doucement à tomber et nous repartons vers la gare, alors qu’il se met à pleuvoir.

Nous faisons deux trois courses au Konbini pour notre dernier repas, histoire de goûter une dernière fois des produits japonais. La valise se boucle doucement mais surement.

Fushimi Inari

Fushimi Inari

Notre voyage au Japon se termine ici… Nous sommes partis de Kyoto jusqu’à l’aéroport d’Osaka le lendemain. La Japon, ce fut quatre villes : Tokyo, Kyoto, Nara et Osaka. C’était aussi des dizaines et des dizaines de temples, des métros et des trains à gogo, des sushis délicieux sans parler des gyozas ou des tempuras. Ce fut aussi des gens très polis et accueillants. On ne regrette absolument pas cette destination magique, mystique et aussi très urbaine. Il y en a pour tous les goûts. Le prochain dossier voyage nous emmènera au Portugal, destination Lisbonne ! 

 
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